Ben Bassa - 11 septembre

« Nous avons eu, nous aussi, notre 11 septembre » de Esther Benbassa

 

  1. Deux religions sont évoquées :

 

C’est le culte du bien-être, de la consommation et l’Islam, au niveau du terrorisme qui se réclame de lui.

 

  1. Une conception particulière de l’Etat est trop largement répandue. Son effet négatif.

 

Dans l’article, l’auteure explique que la France pense encore qu’il est du devoir de l’état de pallier les déchirures familiales et les solidarités de voisinage, d’amitié ou de simple humanité. La conséquence a fait son apparition en août 2003, où la canicule a tué près de 14 800 personnes privés de vacances et reclus dans leur solitude de la vieillesse. Rejetée de leur famille, cela permet de mettre le doigt sur l’exclusion et l’irrespect des ancêtres.

 

 Les véritables pistes du professeur :

 

On met l’Etat au centre de tout, il s’agit d’un état providence. L’Etat devrait être un service public qui gère tout.

 

  1. Où il y a eu le moins de décès lors de la canicule et pourquoi ?

 

La canicule a frappé moins durement dans les villages et les bourgs, ainsi que dans les groupes ethnico-religieux « minoritaires ». Il semblerait que la première hypothèse serait la présence active de solidarité.

L’auteure rajoute que s’il y avait eu des recherches plus approfondis, nous aurions pu mettre en évidence les populations où le respect des aînés, y est encore présente.

 

  1. Réflexions sur les valeurs et idéaux de la République. Ils ne mobilisent plus assez.

Liberté, égalité, fraternité : l’individualisme ambiant les interprète d’une manière égoïste, perverse.

 

            Dans le texte, l’auteure explique que les valeurs de la République n’interpellent plus autant de citoyens avec une telle force. De plus, la force de l’unification disparaît peu à peu.

 

Les véritables pistes du professeur :

 

-         L’individu interprète ces trois valeurs à sa sauce sans prendre en considération les autres. On recherche sa propre satisfaction.

-         La liberté est la recherche d’un idéal où l’on veut apporter, aux autres, cet idéal. Elle exige qu’on se batte pour la liberté des autres. C’est une responsabilité (La perversion c’est « je veux pouvoir faire ce que je veux sans contrainte).

-         L’égalité c’est le fait de devoir s’engager pour qu’autrui ne soit pas victime des inégalités, on ne veut plus aucune discrimination et on s’engage pour le droit de l’égalité d’autrui, c’est un engagement. (La perversion c’est personne ne peut avoir plus que moi, et je désire plus comme ceux qui ont plus que moi).

-         La fraternité est voir l’autre comme un frère. Cela mène à des responsabilités et un engagement pour autrui (La perversion c’est de se dire que si je suis en difficulté, je veux être aidé et assister comme un frère).

-         La laïcité est le fait que chacun puisse, quelles que soient ses origines, puissent obtenir le même statut d’enrichissement (La perversion est de se dire que je ne veux pas que les religions ne rappellent des responsabilités, des devoirs envers autrui, ou envers moi-même).

 

Deux expressions très dure sur la laïcité dont la philosophie s’oppose à la philosophie des communautarismes ethnico-religieux :

 

       « Il est grand temps d’introduire de l’éthique dans notre laïcité… » è On aurait du dire : « il est grand temps de réintroduire de l’éthique dans notre laïcité » è Car la première phrase veut dire qu’il n’y a jamais eu d’éthique dans la laïcité, alors que c’est faux.

 

            Le paragraphe précédent cette expression, explique que malgré une lutte contre le communautarisme, on a constaté qu’il y avait eu le moins de mort dans les villages et les bourgs, et même parmi les ethnies qui ont encore le respect leurs aînés. Il s’agit donc, dès lors, de mettre dans la laïcité, une forme d’éthique, c’est-à-dire, un peu de respect des anciens, de valeurs dans cette laïcité tant recherchée.

            Ils ont constaté que les potentialités unificatrices de la République laïque commencent à s’étioler, à disparaître.

 

            « Notre laïcité a besoin de chair … »

 

            Il s’agit d’arrêter de remettre en cause les désavantages de la communauté, et de mettre en évidence certains préceptes qui mettraient un peu de chair à notre laïcité tant recherchée. Il s’agit là, de nous regarde dans un miroir, et de constater que nous aussi, nous avons le terrorisme, et que les grandes religions peuvent coexister d’une manière pacifique.

            L’auteure explique donc qu’il serait intéressant que la laïcité reprenne à son compte certains préceptes de nos vieilles religions. Même laïcisé, ces valeurs prennent un sens tout à fait juste, car il s’agit tout simplement, par exemple, de respecter les anciens.

            Il ne s’agit donc pas de lutter contre le communautarisme, mais d’y prendre les valeurs en les laïcisant pour que tout un chacun se mette à respecter de véritables valeurs.

 

  1. Trois idées reçues sont indiquées.

 

Ne croyons pas que…

 

a)     … les solidarités communautaires ne sont que négatifs, il ne s’agit pas que de rejeter l’autre, de les terrasser.

b)    … le terrorisme ne provient pas que de l’Islam, ce n’en est pas un produit spécifique.

c)     … les relations entre les trois religions sont uniquement conflictuelles. Le communautarise qui existe dans les trois religions n’est pas uniquement la source de conflits.

 

  1. Conclusion de Benbassa

 

a)     L’apport commun (la condamnation de l’individualisme égoïste qui permet de tisser des liens intergénérationnels, avec les générations du passé et celles du futur) des grandes traditions (Il s’agit des traditions religieuses qui ordonnent le respect aux anciens, à la famille, qui prônent les valeurs essentielles à une vie en société où chacun est respecté dans sa dignité) religieuses et culturelles  -->Les deux expressions.

b)    L’éducation nécessaire à un humanisme pluriel. Pourquoi ?

 

L’auteure parle d’un devoir intergénérationnelle, c'est-à-dire, comme il a été dit tout le long de l’article, l’introduction d’une valeur familiale et solidaire entre les individus, les politiques, les médias, bref tout ce qui constitue la société actuelle.

L’éducation doit donc y jouer un grand rôle, notamment par l’introduction de ces valeurs citées. C’est un nouvel humanisme pluriel qui fait place et qu’il faut construire pour qu’il fasse partie intégrante de notre société.

 

 

 Les véritables pistes du professeur :

 

§         L’humanisme pluriel c’est le fait de voir l’homme avec les autres, voir en chacun, un autre.

§         Le fait de devoir construire un humanisme pluriel prouve bien qu’il y aura un dépassement de soi.

 

Humanisme pluriel est différent de l’individualisme égoïste

 

Critique du sous-titre :

 

L’affirmation est provocatrice. Elle veut inciter à lire l’article (« Le drame de la canicule montre que le communautarisme n’est pas que de mauvais côtés »).

 

            Effectivement, alors que la France lutte contre le communautarisme, l’enfermement des communautés sur elles-mêmes, l’article provoque sur cette lutte.

 

 Le communautarisme n’a que de très mauvais côtés.

 

            Taguieff le définit comme étant : identique à l’essentialisme (Le groupe a ses propres caractéristiques, qu’il possède seul et qui n’est du que par la nature et non par des facteurs.), une importance de l’identité du groupe, et identique au multicommunautarisme (plusieurs communautés chacune différente).

 

            Grâce à l’analyse des dessins, nous avons pu faire un tableau récapitulatif sur ce qu’est une démocratie (en France) communautariste :

 

-         Le droit des communautés avant tout ;

-         Identité : essentiellement façonnée par le groupe (les points communs dans la société) ;

-         Devoir de répétition, de fidélité au groupe.

-         Les contacts avec la diversité sont une menace ;

-         Les valeurs particulières au groupe sont les plus importantes ;

-         Différentialisme, essentialisme, hétérophobie et hétérophilie.

-         Obsession de la différence du groupe.

 

On peut, dès lors, constater que le communautarisme a effectivement que de très mauvais côtés. Outre le fait qu’il permet de conserver des valeurs culturelles et religieuses, qui sont des valeurs propres à chaque individu, les raisons même du communautarisme sont négatives. Le groupe est replié sur lui-même, hors d’un quelconque contact avec les autres groupes.

 

 Le sens de la communauté est tout autre chose : il est de la responsabilité, marque de solidarité.

 

            Lors du texte de Boris Cyrulnique, il met en évidence la filiation existant entre les individus. Il exprimer que du point de vue positif, il s’agit de l’intériorisation de la culture où l’on naît : une langue, des valeurs, des codes de comportement… plus l’attachement aux racines, au terroir, au patrimoine… et enfin des sentiments de sécurité, de tranquillité… On se sent comme le maillon d’une chaîne. Mais il met aussi en évidence : la soumission au modèle familial, aux attentes parentales – le repli sur son groupe, sa communauté. Le traditionalismes, les conservatismes extrêmes – Les intégrismes, les fondamentalismes – Les refus de la différence dans le groupe ou la communauté, les refus des remises en question è intolérance interne – L’indifférence voire le mépris, le rejet des autres groupes ou communautés è intolérance externe.

 

            On peut déjà, dès lors, constater que le communautarisme a pris une tendance emprisonnant, alors qu’il s’agit, à la base, d’une responsabilité et d’une marque de solidarité, être une communauté ne signifie pas, ne pas s’enrichir avec les autres, ne pas faire preuve de solidarité à l’égard de la différence. Il a ici, dans notre société, pris des allures de racismes, de non-tolérance, alors qu’il en est totalement du contraire.

 

            Dans un « nain nommé Gustave », pour rappeler l’histoire, nous avions vu que le pauvre Gustave avait pris la grosse tête à toujours tout vouloir, il s’était rapidement retrouver seul, car les autres le méprisait vue son manque  de simplicité.

            Peu à peu, on constate, qu’il a besoin de la communauté, de la solidarité avec les autre pour survivre et se sentir bien. Cette histoire nous permet de comprendre que le groupe, qui devrait être à l’échelle mondiale et non communautaire, est extrêmement important car il est porteur de valeurs, de solidarité et surtout d’amour.

 

            On peut conclure, dès lors, que le communautarisme n’est pas une mauvaise chose, mais que la société en a fait une véritable présent, une boîte hermétique où chaque membre garde pour lui et pour les membres de son groupes toutes les valeurs qui pourraient être placées à l’échelle humaine.

 

 Le sens de la communauté peut être la conscience d’une citoyenneté planétaire.

 

            Morin en parle, lui, à l’échelle mondiale. La première mondialisation a fait de la planète, une terre d’échange mais aussi d’homogénéisation des cultures. Suite à cela, s’est ensuivi une seconde mondialisation, qu’il appelle : la seconde hélice. Il parle d’un retour à l’identité humaine et individuelle, au respect des droits humains, du respect de liberté-égalité-fraternité. Il faut donc, deux mondialisations, une première qui permet aux individus de se partager, mais une seconde qui protège les individus dans leur identité. C’est la définition que nous avions donnée pour l’antiracisme selon Taguieff. Il faut donc un équilibre entre enrichissement collectif et enrichissement personnel. Morin parle d’une mondialisation de l’humanisme.

 

            La communauté est donc la conscience d’une citoyenneté planétaire, le groupe n’est pas une quantité limitée de gens, mais la planète entière, chacun doit protéger sa culture en la partageant avec d’autres qui permettent l’échange. Tout individu, pour construire sa personnalité, a besoin de se sentir intégré dans un groupe, mais quel plus beau groupe que celui de la planète ?

 

 L’émergence de cette conscience d’une citoyenneté planétaire est l’un des objectifs de l’éducation d’aujourd’hui confrontée aux risques des replis identitaires, communautaristes.

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