Cyrulnik - questionnaire

L’angoisse, salaire de la liberté : questionnaire

 

 

  1. Consigne

 

Réponds au questionnaire grâce à l’article de Boris Cyrulnik fait par le Nouvel Observateur.

 

  1. Les réponses

 

  1. Explique le titre de l’interview.

 

« Quand le bien être engendre le mal. L’angoisse, salaire de la liberté ». : Le titre englobe l’ensemble de l’article, où on explique que la liberté provoque de l’angoisse car on se sépare de la famille, de nos racines, de nos habitudes, bref de tout ce qui pouvait nous donner une stabilité. Cette liberté est une recherche du bien-être car on veut s’émanciper, devenir une personne à part entière, l’autonomie, mais ce semblant de bien-être donne le mal de vivre, l’angoisse.

 

  1. Quels sont les paradoxes que relève Cyrulnik au fil de l’interview ? Décris-les.

 

                        Dans l’article on trouve deux grands paradoxes :

 

-         « L’angoisse est le prix à payer pour l’émancipation de l’individu. Et une société où l’individu reste soumis au groupe est une société figée, sclérosée, régie par le préjugé, fermé à l’innovation. » : En clair on a d’un côté une société qui veut que l’homme prenne son autonomie, qu’il s’intéresse aux nouvelles technologies, qu’il puisse être responsable de lui-même. Cette société permet une évolution à tous points de vue mais une angoisse terrible de l’homme. Et de l’autre côté, nous avons une société qui reste ancrée dans la tradition, la famille, qui préfère être soumise à un groupe, qui ne veut pas renier ses racines. Cette société veut que l’homme se sente bien dans un groupe et qu’il évolue avec les autres. Mais dés lors, cette société est critiquée comme étant un « homme des cavernes ». Il faut donc privilégier le bien-être de la personne ou son émancipation ?

-         « La liberté est source d’angoisse, mais la protection l’est aussi » : La liberté provoque de l’angoisse, telle qu’il a déjà été dit. Elle nous mène dans l’inconnu et nous déracine de tout. Mais la protection aussi, car dans les deux cas on parle d’inconnu, c’est lui qui provoque de l’angoisse. Lorsqu’on est surprotégé on se retrouve bien dans un cocon familial, dans une tradition et dés qu’il arrive un événement qui trouble cet équilibre alors on devient angoissé, on perd notre stabilité car on ne connaît pas le danger.

 

  1. Explique pourquoi les sociétés techniciennes génèrent l’angoisse.

 

Les sociétés techniciennes sont celles qui évoluent, qui priment les évolutions technologiques et donc l’autonomie de l’homme face au groupe. Qui dit autonomie, dit angoisse. Donc, ce sont les sociétés techniciennes qui créent l’angoisse car  ce sont elles qui désirent que l’homme créent des moyens de communication toujours plus complexes, qui détruisent les rituels sociaux, bref qui déstabilisent l’individu en le mettant face à l’inconnu, ce grand inconnu qu’est l’évolution. D’ailleurs dans l’article on dit : « La technicité croissante de notre société permet une amélioration des performances individuelles mais au prix d’une dilution du groupe ».

 

è Les véritables pistes du professeur :

 

-         Il y a une concurrence qui a pour but de faire augmenter les performances et d’avoir l’autodépassement.

-         Les formations sont de plus en plus longues et difficiles, il est donc difficile de maîtriser toute la formation et d’en être même certain.

-         La maîtrise des techniques est de plus en plus complexe.

 

  1. Pourquoi les nouveaux moyens de communication n’apportent-ils pas une solution à l’angoisse si répandue ?

 

Les groupes disparaissent de plus en plus et il faut donc inventer de nouveaux moyens de communication pour que les êtres puissent encore se parler. Mais malheureusement ces moyens sont de plus en plus difficiles et peu de gens arrivent à se débrouiller dans leur utilisation. Ils sont donc confrontés à une angoisse face à l’inconnu. Donc, les moyens de communication, au contraire, ont fait augmenter l’angoisse car seul les explorateurs (ceux qui savent manipuler les techniques de communication) sont capables de s’en sortir, pas les autres !!

 

è Les véritables pistes du professeur :

 

-         Il y a les gens qui ne contrôlent pas les techniques, et se sentent perdus.

-         Il y a ceux qui les contrôlent, mais cela reste une communication froide, virtuelle.

 

 

 

  1. Pourquoi Cyrulnik parle-t-il du TEMESTA ?

 

Le Témesta est un tranquillisant chimique qui provoque le même plaisir que lors des fêtes. Nous sommes une société qui consomme énormément de tranquillisant pour calmer nos angoisses, et ce tranquillisant-là provoque ce qui normalement devrait exister à l’état naturel dans notre corps si nous arrivions à être encore en groupe et à pouvoir s’amuser. Cyrulnik prend le Témesta pour expliquer que notre société est arrivée à un point où elle doit fabriquer du bien-être en pilule, car notre angoisse est énorme puisque nous devenons trop autonome, voire totalement solitaire.

 

è Les véritables pistes du professeur : C’est la preuve qu’il y a un véritable mal-être.

 

  1. Pourquoi l’une des questions du Nouvel Observateur fait-elle mention de l’Irlande et du sud de l’Espagne ?

 

L’article aborde ces deux pays pour expliquer que ce sont les endroits les moins développés technologiquement qui sont les moins angoissés. Car dans ceux-ci, il y a encore le sens de la fête, du groupe, du rituel, bref tout ce qu’il faut à l’individu pour se sentir bien et ne pas être angoissé par l’inconnu, car il est sécurisé par un monde qu’il connaît et avec lequel il sait encore faire la fête. L’article ajoute aussi les Etats-Unis où beaucoup d’autres peuplent s’y trouvent et engendrent cet effet de groupe qui donne à l’homme un bien-être sécurisant.

 

  1. Cyrulnik décrit deux manières de vivre la naissance d’un enfant. Quelles sont-elles ? Quel est le rapport avec le sujet général de l’interview ?

 

Soit la femme se sentira angoissée par l’arrivée de son enfant car elle sera coupée du monde, des autres. Soit l’arrivée de l’enfant est une véritable fête, un rituel, la femme est entourée du groupe.

 

Le lien est très facile à découvrir : notre société rejette l’inconnu et la femme qui est enceinte est donc mise sur le côté pour qu’elle puisse rester avec son enfant. Alors que dans les pays où on sait encore faire la fête et où le groupe est encore très important, un enfant est une grande nouvelle et on veut de suite intégrer l’enfant dans le groupe, dans la communauté. Cela prouve qu’au plus la société est attachée à la culture, au plus l’arrivée de l’inconnu est prise avec sourire et fête.

 

  1. Qu’est-ce qu’une déculturation ? Pourquoi une déculturation suscite-t-elle l’angoisse ?

 

Déculturation peut être mise en lien avec recherche d’une autonomie. A partir du moment où on veut quitter le groupe familial, on subit une déculturation, on quitte la culture du groupe avec lequel on était proche, et comme il a déjà été dit, ce fait de quitter la culture du groupe, de la communauté, nous met face à l’inconnu et donc à l’angoisse. On perd nos repères, notre culture, nos rites et donc on est angoissé dans notre solitude.

C’est la déculturation, la perte du « corps à corps » et du sens.

 

  1. Que veut exprimer Cyrulnik avec ces mots : « Le combat permanent entre la filiation et l’alliance » ? Quel est le rapport avec le sujet général de l’interview ? (voir le tableau)

 

La filiation est le fait de déjà appartenir à un groupe par de liens de sang généralement ou d’idées.

L’alliance c’est le fait de se mettre en groupe avec des personnes que l’on ne connaît pas sur le moment.

 

Le lien c’est le fait que l’alliance provoque aussi l’angoisse car on doit quitter toutes les personnes qu’on aime (la famille) pour apprendre « à aimer autrement ». C'est-à-dire, à s’allier avec des collègues de travail, un patron, bref une équipe qui, de prime abord, ne se connaît pas du tout. C’est encore une fois, l’angoisse de l’inconnu, le fait de tout quitter pour tout reconstruire autrement et avec d’autres personnes.

 

  1. Pourquoi Boris Cyrulnik en arrive-t-il à dire que l’amour possède un effet séparateur ? Quel est le rapport avec le sujet général de l’interview ?

 

L’amour provoque la séparation car dans notre société, se marier signifie devenir autonome et mettre de côté la filiation. C’est de là, que nous pouvons dire que l’amour à un effet séparateur car il provoque un retrait de soi envers la famille pour construire sa vie ailleurs et avec d’autres personnes.

 

Le rapport est que l’amour est la recherche d’un bien-être et pourtant ce magnifique sentiment provoque un mal-être au niveau des racines, de la culture, car on quitte tout, pour vivre autrement avec autrui.

 

è Les véritables pistes du professeur :

 

-         On pourrait parler aussi de l’amour envers la culture et qui apporte un effet « prison », d’enfermement.

 

  1. Pourquoi Roméo et Juliette sont-ils des figures emblématiques de l’Occident ?

 

Car en occident le mythe est que l’amour consacre l’autonomie de la personne au détriment de la filiation. Dans Roméo et Juliette, véritable mythe, les deux amoureux quittent leur racine pour s’aimer, abandonnent leur famille pour vivre heureux (ce qu’ils croyaient !). Voilà pourquoi, Roméo et Juliette sont l’emblème de notre société occidentale, on est prêt à tout quitter pour un bonheur parfois éphémère.

 

  1. Quelles sont, dans l’interview, les diverses solutions du problème de l’angoisse ? Explique-les.

 

« Il faut retrouver le « corps à corps », l’ « être avec » et le sens du rituel » : Il faut que l’on retrouve cet esprit de communauté, de groupe avec un moyen de communication simple qui est la parole. Il faut qu’on réapprenne à se sentir ensemble. Et surtout à recréer les mythes, les rites, bref tout ce qui fonde un groupe et qui le structure. Le rituel permet de s’intégrer dans notre société qui est devenue tellement froide.

En bref, il faut inventer une nouvelle façon d’être en groupe qui permet de rester intégré à la filiation mais qui ne nous empêche pas d’être en relation avec les autres.

 

è Les véritables pistes du professeur :

 

-         Il faut éviter le communautarisme.

-         Il arrive parfois que l’ouverture d’un peuple vers l’extérieur amène des ethnocides et surtout des profits.

 

  1. Pourquoi le bouc émissaire est-il comparé à un puissant tranquillisant ?

 

Car le fait d’appartenir à un groupe qui prend un autre groupe pour cible, tel que le FN, nous sécurise et nous rassure.  Car la haine cimente le groupe, et comme il est prouvé que l’effet de l’alliance nous donne un bien-être et bien le bouc émissaire, la cible de cette haine, nous permet d’être bien et d’être tranquille.

 

  1. Qu’est-ce qu’un rite ? Qu’est-ce qu’un mythe ? Utilise le dictionnaire et explique pourquoi ces mots apparaissent dans l’interview.

 

(Rite : ensemble des règles et des cérémonies qui se pratiquent dans une Eglise, une communauté religieuse. C’est aussi l’ensemble des règles fixant le déroulement d’un cérémonial quelconque.

 

Mythe : Récit populaire ou littéraire mettant en scène des êtres surhumains et des actions remarquables. (S’y expriment, sous le couvert de la légende, les principes et les valeurs de telle ou telle société et, plus généralement, y transparaît la structure de l’esprit humain).

 

            On aborde le thème de mythe et de légende dans l’interview pour explique que le groupe, la communauté est régis par des rites et des mythes qui fondent la culture même de l’individu et lui permet d’affronter l’inconnu avec philosophie et sagesse.)

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×