L'excision Intro

Morale – Notes Caro

Culture traditionnelle, société technicienne…

1) Introduction

- dans "traditionnelle", il y a "tradition", qui veut dire "coutume, mœurs, folklore, etc."

- dans "culture", on rapproche "civilisation, etc."

- A "société", on accroche "communauté, etc."

Document à exploiter plus tard : Le poids de la tradition

Les traditions peuvent-elles être un poids? (selon les générations, les traditions culturelles, les traditions familiales, etc.)

Quelles coutumes velent le coup, lesquelles sont à oublier?

La politesse est-elle utile dans tous les cas? Quelle est l'importance de respecter les codes de tradition, de conduite?

Pour réfléchir sur les cultures traditionnelles, on part du sujet de l'excision et on prend l'intervieuw de Boris Cyrulnik (Nouvel Observateur) comme point de départ.

Notion des contacts entre les cultures traditionnelles et les société techniciennes (sociétés soumises aux innovations techniques) qui sont aussi des contacts entre deux mentalités (soulève le problème de déplacement des populations).

1) Les mutilations génitales féminines (MGF)

En 2003, le ministre Hazette fait parvenir dans les écoles une circulaire sur les MGF.

En 2005, Marie Arena fait passer une circulaire "JOURNEE DE SENSIBILISATION DES MGF" (disponible au GAMS )

Une BD est présentée (Diariatu face à la tradition).

à Pourquoi 2 ministres, en si peu de temps, attirent l'attention sur les MGF?

à Combien de femmes subissent les MGF dans le monde?

+/- 130 000 000 de femmes. Selon le site du GAMS (www.gams.be), il s'agit de mutilations comme :

Classification OMS

· Type I : Excision du prépuce avec ou sans excision de la totalité ou d'une partie du clitoris ("Sunna").

· Type II : Excision du clitoris avec excision partielle ou totale des petites lèvres.

· Type III : Excision de la totalité ou d'une partie de l'appareil génital externe et suture/rétrécissement de l'ouverture vaginale (infibulation ou "circoncision pharaonique"). Les deux moignons des grandes lèvres sont suturés bord à bord, la vulve est remplacée par une cicatrice fibreuse, l'ouverture vaginale disparaît pour laisser la place à un minuscule orifice.

· Type IV : Diverses pratiques non classées : percement, étirement, cautérisation, ...

 

 

Quand on parle de ces traditions, on ne veut pas mettre en avant la barbarie de l'acte, mais montrer la manière dont on combat celui-ci.

à Question possible des élèves du secondaire : Pourquoi fait-on ça?

Réponses de notre classe :

- Contrôle de la femme et de la virginité?

- Androgénéité originelle? (la culture complète la nature)

- Question de religion? ("C'est l'Islam qui le demande")

- Apprendre à la femme sa condition de femme, apprendre ce qu'est la douleur?

- Rite de passage, initiation?

- Fécondité de la femme?

- La femme devient épousable?

- Pour la pureté, la fidélité?

Réponses trouvées sur le site du GAMS :

Il existe différentes justifications. Elles diffèrent selon les ethnies.

 

ON DIT que les mutilations sexuelles féminines sont imposées par la religion...

EN REALITE : aucune religion n'impose les mutilations sexuelles féminines. Leur origine relève de coutumes préexistantes aux religions monothéistes. Le Coran n'en parle pas.

ON DIT que l'excision chez la petite fille est l'équivalent de la circoncision chez le garçon...

EN REALITE : au niveau anatomique ce n'est pas du tout comparable, l'excision correspondrait à la section du pénis chez le garçon.

ON DIT qu'il faut assurer la pureté et la virginité d'une fille, ainsi que la fidélité d'une épouse...

EN REALITE : la conduite d'un être humain relève des ses qualités d'esprit et de cœur et non pas d'une blessure.

ON DIT que les mutilations sexuelles féminines rendent les femmes plus fécondes...

EN REALITE : les mutilations sexuelles féminines n'augmententpas la fécondité. Au contraire, elles peuvent entraîner des infections génitales qui rendent stérile. L'accouchement peut être plus difficile et entraîner une souffrance fœtale.

ON DIT qu'il faut respecter coutumes et traditions...

EN REALITE : il existe des coutumes et des traditions bénéfiques pour la santé (par exemple l'allaitement maternel ou le port des nourrissons sur le dos). Il en existe d'autres qui sont très dangereuses comme les mutilations sexuelles féminines.

Il est possible d'abandonner de telles pratiques sans renoncer aux aspects significatifs et aux valeurs de la culture traditionnelle! Aidons les mères à voir leurs fillettes devenir des jeunes filles et des femmes aux corps intacts et épanouis.

à Question possible des élèves du secondaire : A quel âge fait-on ça?

Réponses de la classe :

- Parfois très tôt, de 4 à 8 ans, par souci de purification, de préoccupation morale, d'enfance vertueuse?

- A l'adolescence, pour le rite de passage?

- Il y a une évolution : il semblerait que ça se fasse de plus en plus tôt, pour que la fille n'ait pas trop le choix, qu'elle résiste moins. (+ de purification, - de rite de passage)

Réponses trouvées sur le site du GAMS :

Dans les pays occidentaux qui accueillent des communautés originaires de ces pays, des fillettes sont encore victimes d'excisions. Les familles font appel à une exciseuse expatriée ou envoient leur fille en vacances au pays pour qu'elle subisse l'excision. Les mutilations sont pratiquées généralement entre 4 ans et 14 ans, mais elles peuvent être aussi réalisées à quelques mois de vie ou justeavant le mariage, selon les cultures. On observe ces dernières années un abaissement de l'âge de l'excision.

 

à Question possible des élèves du secondaire : Influences du contexte religieux?

- C'est la mentalité africaine la plus ancienne qui prend le dessus. Il y a des chants, un esprit de collectivité, etc.

- En Islam, ce peut être une cérémonie très privée.

 

 

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